Grandeur nature

Le « Pass Israel » est pensé pour les amoureux de la nature et du patrimoine d’Israël. Ce nouveau projet permet de contribuer à maintenir l'environnement et de soutenir des projets éducatifs tout en profitant d’un accès libre aux sites touristiques les plus populaires

Si vous avez passé ne serait-ce qu’une seule journée en Israël en tant que touriste, vous avez surement visité l’un des 70 sites gérés par l’Autorité israélienne des Parcs et de la Nature (APNI). Par exemple, les sites de Césarée, Masada, Ein Gedi, les remparts de Jérusalem, la tombe de Ben Gurion dans le désert ou la barrière de corail à Eilat. L’APNI est responsable de la protection de la faune, de la flore et des trésors archéologiques d’Israël. Elle entretient toutes les réserves naturelles du pays, qui couvrent près de 20% de la surface du pays.

Vieux port de CésaréeDorit Mabruzo

Au-delà de son travail d’administration du patrimoine national, l’APNI dirige aussi plusieurs projets qui visent à protéger les espèces menacées en Israël, à restaurer les sites historiques du pays, et à éduquer les Israéliens à l’importance de protéger l’environnement.

La Fondation pour la Nature et le Patrimoine Israélien a été créée récemment pour soutenir l’APNI dans ces missions. « Plusieurs sondages nous indiquent combien les Juifs du monde entier sont conscients de la nécessité de préserver les réserves et les sites historiques en Israël », explique Uzi Barzilay, directeur de la fondation. « Notre fondation a donc décidé de chercher un moyen de transformer cet intérêt des communautés de diaspora en support concret pour les projets de l’APNI ».

Le résultat est le « Pass Israel », un ticket familial qui autorise l’entrée à tous les sites gérés par l’APNI et combine cet avantage avec une donation significative à un projet de préservation environnementale. Pour seulement 18 dollars par mois (soit 216 dollars à l’année), le pass permet aux amis d’Israël de par le monde d’avoir un impact sur l’état des réserves et des sites archéologiques en Israël, tout en profitant d’un accès facile et immédiat à ces mêmes sites durant un an. Les donateurs peuvent choisir les projets qui leur tiennent le plus à cœur, et les visiter en famille lors de leurs séjours en Israël. L’achat du pass est considéré comme un don, et permet donc une déduction d’impôts.

Conservation ou projet éducatif ?

Les donateurs ont le choix entre un don dirigé vers des projets de protection de la nature, du patrimoine ou d’éducation à l’environnement.

Ceux qui choisiront la première catégorie, « nature », permettront à l’APNI de sauver des espèces en danger ou en voie de disparition en Israël. L’APNI s’attache aussi à préserver la faune et la flore locale, en éliminant par exemple des plantes importées dont l’introduction dans l’écosystème pourrait nuire à d’autres espèces. Parmi les projets de cette catégorie, un centre de soin pour les tortues (plus de détails dans l’encadré) ou un projet visant à réintroduire des espèces menacées en pleine nature, comme des biches, des faucons, et des antilopes.

La deuxième catégorie, « patrimoine », permet à l’APNI de restaurer des sites historiques à travers le pays. Par exemple, l’APNI gère des centaines de synagogues antiques, pour certaines en ruines, qu’elle préserve et répare afin de permettre aux futures générations de découvrir à leur tour le patrimoine juif du pays. Une de ces synagogues est celle d’Arbel, qui date du IV ème siècle, et celle de Tzippori dont le sol en mosaïque a été magnifiquement rénové. C’est aussi l’APNI qui a conduit la remise en état du célèbre site de Massada et des remparts de Jérusalem.

Autre projet notable de la catégorie « patrimoine » : l’entretien du site de fouilles archéologiques à Césarée, où l’APNI finance la reconstruction d’une synagogue datant de la période d’Hérode. Il se pourrait qu’il s’agisse de la synagogue dont est partie la grande révolte des Juifs contre les Romains au terme de laquelle le Temple de Jérusalem a été détruit. Le but de l’APNI est d’ouvrir le site au public, avec un musée retraçant la vie des Juifs de Césarée durant l’antiquité.

Les contributeurs du projet « Pass Israel » pourront aussi opter pour le soutien de projets éducatifs. La Fondations pour la Nature et le Patrimoine israélien assiste en effet l’APNI pour créer des programmes sensibilisant les enfants et les adolescents à la protection de l’environnement. La plupart de ces projets réunissent des enfants venant d’horizons très différents afin qu’ils travaillent ensemble à la protection du patrimoine et à la conservation des ressources naturelles d’Israël. « Adopte une classe » est un projet qui permet à un groupe d’enfants défavorisés d’apprendre à aimer et à respecter la nature lors de randonnées. « Ensemble dans la nature » est un autre projet, qui réunit des enfants juifs et arabes israéliens pour questionner ensemble leur rapport à la nature et protéger leur environnement, en tant que partenaires, au-delà des barrières.

Sauvez les tortues de mer !

Les tortues existent depuis 150 millions d’années, mais le siècle dernier a décimé leur population. A force de pêche intensive, de plages abimées et trop polluées pour qu’elles y déposent leurs œufs, les tortues ont subi des pertes si sévères que leur espèce a été déclarée en voie de disparition.

Depuis 1999, l’ANPI gère le Centre de Sauvetage des Tortues de Mer à l’école océanographique de Mikhmoret. Son but est de soigner et de remettre à la mer des tortues recueillies en Méditerranée, tout en éduquant le public à la nécessité de préserver l’environnement marin en Israël. Le rêve des  bénévoles qui y travaillent serait de transformer ce centre en une clinique internationale où seraient accueillies, soignées et réintroduites dans la nature des tortues de mer.

Le centre, établit à l’origine comme une clinique temporaire pour administrer des soins urgents aux tortues de mer blessées en Méditerranée, a grandi depuis bien au-delà des premières estimations par l’ANPI des besoins de ces animaux. Afin de pouvoir continuer à sauver des tortues, l’ANPI construit aujourd’hui une nouvelle structure de soins.

Le nouveau Centre de Sauvetage des Tortues de Mer, construit près de Césarée, est un véritable hôpital. Il est situé à environ 300 mètres de la plage, dans un parc national sur les rives du fleuve Alexandre. Ce centre, dont le cout de construction est estimé à 20 millions de shekel, couvrira une surface de 300 m², et possèdera des piscines de traitement, des piscines permettant la reproduction des tortues en milieu artificiel, et une plage fermée sur laquelle elle pourront déposer leurs œufs de manière naturelle et en toute sécurité. Un centre pour accueillir les visiteurs permettra de sensibiliser le public aux dangers encourus par les tortues.

Ce projet est l’un des chantiers prioritaires de l’APNI et les acquéreurs du « Pass Israel » auront l’opportunité d’aider à sauver les tortues de Méditerranée en aidant à faire d’un rêve une réalité.

Pour plus d’informations sur le « Pass Israel » : www.inhf.org.il

Pour plus d’informations sur les sites gérés par l’Autorité israélienne des Parcs et de la Nature : www.parks.org.il